La banane plantain est une espèce hybride de plante de la famille des Musaceae. Comme la banane dessert, c'est un sous-groupe de l'espèce Musa ×paradisiaca issue à l'origine du croisement entre Musa acuminata et Musa balbisiana.
La famille des Musacées comprend 42 espèces réparties en 3 genres. En général ce sont de très grandes plantes herbacées avec un pseudo-tronc constitué à partir de la base massive des feuilles.
C'est une famille des régions tropicales d'Asie, d'Afrique, de Madagascar et d'Australie, naturalisée en Amérique centrale. C'est la famille des bananiers (genre Musa) produisant les bananes et bananes plantain.
La banane plantain est simplement appelée plantain en Afrique. Ce faux-fruit prend encore divers noms selon le lieu géographique :
Cette banane est plus riche en amidon que celles habituellement consommées en dessert.
Elle est couramment consommée dans une grande partie de l’Afrique, dans les Caraïbes, en Amérique centrale et dans certains pays d’Amérique du Sud.
Par rapport à la banane dessert, la banane plantain est généralement plus grosse et plus longue, sa chair est un peu rosée et est un peu plus pauvre en sucre mais beaucoup plus riche en amidon, ce qui la rend plus ferme, lui conférant une bonne tenue à la cuisson. Elle est de ce fait beaucoup utilisée comme un légume.
Bien que tout aussi savoureuses crues que les premières, leur chair est plus ferme et il est plutôt d'usage de les consommer après cuisson car elles restent entières et servent de légumes pour accompagner des plats de viande, poulet, poisson.
En Afrique sub-saharienne, la banane plantain est le plus souvent consommée à maturité, bouillie, grillée ou frite.
Cuisinée avant complète maturité, elle est à ce stade plus ferme et moins sucré d'une texture assez proche des tubercules farineux. Elle doit être blanchie (passage à l’eau bouillante salée) pour pouvoir être pelée puis passée à la friture ou utilisée dans des ragouts comme la pomme de terre.
On peut les servir entières ou en purée, les frire dans de l'huile, coupées dans leur longueur ou en tranches fines comme des chips (elles sont alors appelées alocos en côte d’ivoire), les enfiler sur des brochettes, en petits cylindres alternés avec des petits cubes de viande, etc.
On peut aussi les découper en lamelles et les faire sécher, en y ajoutant un peu de sel.
Elles entrent dans la composition du foutou banane ivoirien et de la potée antillaise.
Elles ne font pas actuellement l'objet d'un commerce international important.